Saxophone Extrême

 

Ce CD a été conçu au départ comme un outil de découverte du tubax, ce saxophone contrebasse petit modèle mis au point par Benedikt Eppelsheim en 1999. Il tente donc d’explorer tous les registres possibles dans lesquels l’instrument peut se mouvoir : pièces originales spécifiques pour tubax (Fournier), pour saxophone contrebasse (Monnet, Stroë), pour instrument grave ad lib (Scelsi), pour saxophone non spécifié (Bonneau), improvisations jazz (Couderc) ou libre (Bertocchi) , et même transcription (Bach) ou une pièce électroacoustique réalisée sur des sons de tubax (Toeplitz).


On peut ainsi y découvrir un instrument tour à tour volubile, discret, tonitruant, méditatif, aussi à l’aise dans le legato que dans une riche palette d’attaques (du «caressé» jusqu’au «slap»), rythmique quand c’est nécessaire, mélodique s’il le faut ...


Il contient également une partie ROM qui permet d’accéder à de nombreux contenus supplémentaires : partition, liste de répertoire, images de fabrication ...

«Saxophone Extrême » Serge BERTOCCHI

Support disque / Genre contemporain


Le Cerbère va toujours de l’avant. Pas étonnant que les Grecs l’aient représenté avec 3 têtes. Au XXIe siècle, question musique, 7 saxophones ne lui suffisent pas. Il en veut 8, voir 9. Il se tourne alors vers le facteur allemand Benedikt Eppelsheim et devient ainsi l’ambassadeur du Soprillo (saxophone sopranissimo) et le pionnier du Tubax (saxophone contrebasse complètement repensé par le facteur allemand).

Ce disque nous dévoile (ou confirme) les formidables possibilités de ce dernier.

S’emparant d’abord du répertoire du saxophone contrebasse, le Cerbère nous livre le poétique Clinamen d’Aurel Stroë, Le cirque de Marc Monnet, danse slappé, et un énergique Maknongan de G. Scelsi.

Et comme ça ne lui suffit pas il commande des œuvres. Se prêtent au jeu Marie-Hélène Fournier avec Corps Noir Convexe, sûrement l’une de ses pièces les plus poignantes. Une danse obsessionnelle puis une partie méditative, légèrement réverbérée.

Et Kasper T. Toeplitz avec l’inquiétant Froz#3 pour Tubax démultiplié par le programme MAX-MSP.

Non content de jouer ces nouveaux venus, le Cerbère improvise sur 2 plages. Recherche de timbres spécifiques, sons éclatés, souffle, harmoniques, comme pour nous rappeler ses origines infernales.

Et pour nous montrer que le tubax n’a pas à rougir face à d’autres instruments, il nous propose la 2ème suite de Bach pour violoncelle et le Caprice en forme de valse de P. Bonneau, grand standard du saxophone alto néoclassique joué 2 octaves plus bas…

Et comme ça ne suffit toujours pas, il pose son instrument dans les mains, expertes elles aussi, de Frédéric Couderc pour une démonstration d’un tubax swing au riff irrésistible et un hommage à Coleman Hawkins (qui avait d’ailleurs débuté dans l’orchestre de Fletcher Henderson au saxophone basse).

Et comme un cd ne lui suffisait pas, il réalise un cd/cd-rom dans lequel on retrouve des partitions et des infos sur le tubax.

De l’avant…

Laurent Matheron, ASAXWEB, 01/10/2008

Un site sur le tubax avec l’essentiel du contenu du CD-ROM.