Le Soprillo

 

Saxophone piccolo


Le saxophone piccolo ou sopranissimo ou soprillo est un nouvel instrument, le plus aigu de la famille des saxophones, mis au point par le facteur allemand Benedikt Eppelsheim en 2002.

Il s'agit du plus petit saxophone réalisé à ce jour, il est en si et il mesure la moitié de la longueur d'un saxophone soprano. Son clétage est limité au mi aigu, mais un système de doigtés peut lui permettre d'atteindre le fa# aigu.

La justesse de cet instrument reste particulièrement difficile à maîtriser dans le registre aigu, en raison de ses proportions, mais il possède une personnalité et un timbre tout à fait singuliers, qui le rendent indispensable dans les nouveaux ensembles de saxophones.

Comme tous les saxophones de tessiture aigüe, sa sonorité est puissante et peut fort bien s'adapter au jeu en extérieur. S'il est correctement travaillé, il peut néanmoins produire également des sons très doux, dans des registres difficiles à maîtriser par d'autres instruments à vent.

Parmi les curiosités liées à sa taille, la 2e cléd’octave se trouve sur le bec. Celui-ci est en général conçu sur la base d'un bec de saxophone sopranino un peu raccourci.

De même, les anches de saxophone sopranino doivent être légèrement raccourcies pour s'adapter.

Il n'en existe à ce jour qu'un nombre limité d'exemplaires en circulation dans le monde.

Improvisation «japonaise» au soprillo

A gauche ; la forme spécifique du pavillon du soprillo et la répartition des clés vers l’extérieur de l’instrument.



A droite : trois saxophones droits. De gauche à droite : Soprano, Sopranino, Piccolo.

Un duo extrême avec Claude Georgel

Quatre saxophones droits : soprano si b Selmer SA III verni, C-soprano Buescher argenté, Sopranino BG en mi b , Soprillo Eppelsheim  en si b (les 2 derniers sont vernis).

On notera le rapport de taille de 1/2 entre

soprano et soprillo, et les différences de pavillons ... et de couvre-becs !

«Folksongs 2» de François Thuillier par François Thuillier et Serge Bertocchi lors d’un spectacle Carte Blanche du groupe Zic Zazou au Centre Jacques Tati à Amiens en 2011. (puis un solo de JM Maddedu)