Le Soprano en Ut

 

Un soprano en ut Buescher entre un soprano Selmer SA III en si b et un sopranino en mib GB

Comme le montre bien la photo ci-dessus, le saxophone soprano en ut (ou c-soprano) est un véritable intermédiaire entre le soprano et le sopranino.

Contrairement au ténor C-melody, cet instrument n’a pas connu une folie furieuse de la part du public, et assez peu de modèles ont été fabriqués jusqu’en 1929, principalement par Buescher et Conn.

On notera qu’à cette époque, des becs  différents étaient proposés pour les sopranos en ut et en si b (sur la photo, un bec Buescher refacé par le facteur Hervé Martin (à partir d’un «blanc» original, un moule de bec non «terminé» à la main à l’époque).

Le répertoire de cet instrument reste assez limité, mais il est parfait pour transcrire la musique pour hautbois.

Sa sonorité, chaude et ronde comme beaucoup d’instruments de cette époque, reste néanmoins assez proche de celle du sopranino ... et fait donc un peu penser au hautbois, justement.

Quant à la justesse : c’est un enjeu délicat sur cet instrument (comme sur beaucoup d’autres instruments de perce conique et de taille réduite), car les rapports d’octave sont un peu trop grands. Problématique que l’on parvient à dépasser (sans résoudre) avec du travail, quelques doigtés, de la souplesse d’embouchure, et une bonne oreille ...

Un enregistrement de concert réalisé à Reims des Métamorphoses d’après Ovide de Benjamin Britten (originalement pour hautbois), jouées au c-soprano.