Critiques de concerts

Festival Contempuls, Prague Culture 2011

Il y a des quatuors de saxophones et puis il y a Xasax, un ensemble franco-suisse qui élève le concept à un niveau entièrement neuf. Avec seulement cinq pièces au concert final du Festival Contempuls vendredi soir, le groupe a affiché une riche palette de sons et de dynamique qui s'étend loin au-delà des limites habituelles de l'instrument. Tout en proposant un spectacle fort divertissant dans le même temps.


En jouant des combinaisons diverses de saxophones sopranos, altos, ténors et baryton, changeant de placement sur presque chaque morceau pièce, le groupe a commencé avec Quatuor de saxophones d'Hugues Dufourt, une œuvre de musique spectrale. Après l'établissement d'une structure de base de progression d'accords séquentiels, la pièce passe au galop dans une variété vertigineuse de timbres et de couleurs, finissant par ce qui ressemble à de la musique pour l'OVNI. Elle nécessite un jeu d'une précision redoutable, que le groupe a mis quelques minutes à atteindre ; après cela, ce n'était plus qu'intense virtuosité.


Avec Saxofonový Kvartet, une nouvelle œuvre de Lubos Mrkvicka, un compositeur et enseignant local, le groupe a embarqué dans un voyage qui a commencé comme des guitares électriques et s'est poursuivi dans un bredouillage de lignes sonores, comme si quelqu'un essayait de régler un signal radio faible de Wagner. Alors la pièce a développé ses jambes et a décollé, se métamorphosant en une course cahotique de ce qui semblait des phrases aléatoires et des collisions - jusqu'à ce que les quatre musiciens atteignent ensemble à la seconde près la ligne d'arrivée. Ce fut une grisante chevauchée.


La musique est passée de bidimensionnelle à tridimensionnelle avec "Magic" d'Ivan Fedele, un exercice d’enveloppes et de couleurs qu'on pourrait presque observer se déplaçent autour de la scène. Certains des sons dans la pièce étaient si remarquables que si vous aviez fermé vos yeux, il eût été un peu déconcertant de les rouvrir et ne voir que quatre saxophones produire ces sons qui semblaient émaner d'une petite harmonie au complet.


La mise en espace de certaines pièces de musique modernes semble gratuite, comme une distraction jetée là pour rompre la monotonie du son. Mais dans "Axe à 4" d'Ernest H. Papier, l'amusement est réfléchi, un tour de carrousel de mouvements, et le son qui commence par deux soprano et deux joueurs de ténor se faisant face fermement, se mitraillant comme des sonneries de cloches d'église. Alors que la musique avance par une folle série d'effets sonores et de techniques de jeu, les musiciens font de même, tournant autour de la scène, s'accroupissant, faisant même une sorte d'exercice d'évacuation chinois autour des quatre pupitres. Quand les interprètes posèrent leurs tubes et commencèrent à jouer sur les embouchures seules, il est difficile à dire ce qui fut plus surprenant - qu'ils aient pu extraire une mélodie de ces engins, ou de le faire avec un mélange si séduisant de caprice et d'intensité.


L'ensemble conclut avec XAS de Iannis Xenakis, une des pièces signature du groupe, un appel de clairon prolongé, annonçant peut-être, les pouvoirs plus élevés du saxophone. Il n'y eut aucun incrédule dans le public à ce moment-là ; le quatuor est sorti sous les sifflements enthousiastes et les échos des "Bravo!"

«Musique de premières mains»


(...) Au contraire, les musiciens du quatuor "XASAX" savent observer strictement la distance entre scène et public. En fait, les Français, semblent les législateurs de la mode en matière de jeu sur un saxophone ! Dans leur arsenal pas d'essai hasardeux, mais extraction-réception dosée de chaque son et des éléments de théâtralité : circulation sur "cercle vicieux", se mouvant sur la scène "sur demande", enlevant et jouant les becs seuls. Et - une interprétation de première classe. Dans cela il y a tout : sensualité et scandale familial, amour et barricades, plaisir ardent et déceptions, nostalgie et espoir.

(...)

Ludmila Osipova,«Culture», # 45 2007. Moscow

Concerts au Festival de Kazan 2007

"Spannend die Kombination der sehr traditionell gehaltenen Tonsprache York Höllers in seinem Zweiten Streichquartett mit den nervös-aufgerauhten prozeßhaften Klängen der

"Zeitfragmente" von Michael Jarrel (in der differenzierten Interpretation des Arditti-Quartettes) bis hin zu Giorgio Nettis meditativen "Klangverwegungen" in dem Stück "Avvicinamento : tre studi sul quarto centro" , die das Saxophonensemble Xasax scheinbar zeitentrückt zelebrierte. George Aperghis "Crosswind" für Viola (Geneviève Strosser) und vier Saxophone (Xasax) spielt mit Ähnlichkeit und Gegensatz der Instrumente : unablässig setzte die Viola zu eigenen Äußerungen an, mal schroff, mal in Klang und "redendem" Ausdruck sichden Saxophonen annähernd.

Heike Lies, Frankfurter Rundschau 9/5/1998

"GLOBAL EAR : Odessa

Festival 2 days & 2nights of new music, 1998


… L'apogée du festival a été le quartuor de saxophones français Xasax, qui présente une musique exaltante par des compositeurs comme François Rossé et Ernest H. Papier. Pendant Papier "Axe à quatre", les membres du quatuor exécutent leurs pas de danse prescrits avec une telle promptitude que le public devient fou furieux et exige de plusieurs bis. Dans les mains de Xasax, même Schoenberg se met à swinguer. Le niveau de tous les interprètes, tant de l'est que l'ouest, est incroyablement élevé … "

Thea Derks, The WIRE, juin 1998


"Deux jours, deux nuits de musique nouvelle" organisé par l'Association Nova Musica à Odessa.

Maison de la Culture d’Amiens 1996


Ce quatuor de saxophones friand de nouveautés et de découvertes se permet toutes les innovations. Composé de quatre musiciens aux origines variées — dont Serge Bertocchi, qui dirige la classe de saxophone du CNR d'Amiens —, c'est leur recherche personnelle alliée à

une formidable soif d'entreprendre qui les a réunis.

En effet, Xasax se donne aussi comme mission de créer et diffuser des œuvres nouvelles. A Amiens, ce sera l'occasion de découvrir en création mondiale "Attractions" de Denis

Levaillant, nouvelle facette de ce compositeur éclectique qui a déjà donné "Piano Circus", "Direct" et "Passions" au public Amiénois .

Xasax interprètera également "Rasch" du compositeur italien Franco Donatoni, une oeuvre d'une élégante sophistication, "XAS" (de Iannis Xenakis), dont l'écriture est à la fois âpre et savante, "Four 5" du compositeur américain John Cage. Grâce à leur labeur et à la passion, ces remarquables solistes européens nous offriront deux autres bijoux : le "Quatuor" d'Hugues Dufourt, une pièce toute en nuances, et "Even… The loudest sky !!!", composé par l'argentin Bernardo Kuczer en 1981. Cette oeuvre atteint un sommet de complexité tel qu'elle n'avait jamais été jouée avant la création mondiale de Xasax en 1994 ! Il a fallu six mois de travail à l'ensemble pour triompher de ces sept minutes miraculeuses. Une intensité musicale que le quatuor nous fera partager avec un plaisir fou.

Fara C, Amiens 02/05/96

Ketvirtasis naujosios musikos pavasaris : lietuviskos premieros, eksperimentai, vardai.


(…) Antraji vakara turesime proga paklausyti garsaus sksofonisty solisty kvartete is Prancùzijos Xasax. Kra yra Xasax ? Tai tikrai moderniy instrumenty sambùris, atviras

visaukiausioms kompozitoriy fantazijoms. Saksofonistai atliks A. Carlevaro, E.H. Papiero, B. M. Kuczerio specialiai jiems parasytus kùrinius bei zymiyjy J. Cage'o, I. Xenakio, H. Pousseur, F. Donatoni'o muzika. Kad isgirstume ansamblio muzikavima, pasistengé "Association Française d'Action Artistique". Kalbant apie prancuzy kultùros vakara, gera proga paminéti ir visy festivalio koncerty aplinka : Siuolaikinio meno centre tebeveiks garsaus prancùsy siurrealisto Man Ray fotografijy ir objekty paroda. Beje, butent ta prancuzy kulturai skirta vakara su Lietuva atsisveikins daugeliui renginiy pagelbéjes Prancùzijos ambasados kulturos F. Jugeau.

Laimuté Ligeikaité  

Mùzy malùnas / Lietuvos rytas  

1995 balandzio 14 d. Nr. 87  (Lithuanie)

Vilnius, Lithuanie, 1995


"Zwei französiche Ensembles — "Accroche Note" und "Xasax" — schließlich ergänzten mit strukturierten komplexen und virtuosen französichen Stücken und Werken von den zwei in Deutschland lebenden Lateinamerikanern Alvaro Carlevaro und von Bernardo Kuczer uruguayischer und argentinischer Herkunft."

Reinhardt OEhlschlägel, Frankfurter Rundschau 13/5/94


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"Dann der lautstarke Auftritt des Xasax Saxophon-Quartetts. Alvaro Carlevaros "Quiebros" mit wiederkehrenden Klängen, die hart attackierend einsetzten und sich verloren, von

Motiven, die sich verzerrt wiederholten, nährte trotz seiner erkennbaren Dreiteiligkeit den Verdacht, es könnte endlos dauern. und Bernardo Maria Kuczer gab sich "even… The loudest Sky" durch fröhliches Gelärm bei leicht jazziger Intonation als komponierender Sponti zu erkennen."

Klaus Kirchberg, Neue Zeitschrift für Musik, Juni/Juli 94


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"Neue Akzente und viel Publikum … Bestechend waren im dritten Konzert die beiden französichen Ensembles Accroche Note und das Saxophonquartett Xasax (…) .

Aufmerksamkeit verdiente aber auch xasax Quiebros des Komponisten Alvaro Carlevaro aus Uruguay. In dem Werk scheint sich mir in harmonischer Weise südamerikanische

Lebensfreude und Lebendigkeit mit artifizieller Denkweise der Lachenmann-Schule zu verbinden. Nicht ganz so hohes Niveau hatte das Nederlands Blazers Ensemble …"

Rudolf Lück, Das Orchester 7-8 /1994 (+SDR)


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Les derniers concerts se sont tenus dans le hall de l'école Rudolf Steiner, dont l'acoustique résonante n'a pas favorisé l'ensemble de saxophone, Xasax. Leur présentation des pièces par Alvaro Carlevaro et plus particulièrement Bernardo Kuczer, sonnaient de manière extrêmement rauque et auraient semblé bruyantes dans n'importe quel environnement.


John Warnaby, Eonta 1994, n°2


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Dagegen findet anderes Beifall, das den Hörer an die Grenzen der physischen Aufnahmefähligkeit führt. Etwa Bernardo M. Kuczers "even… The loudest Sky" für vier

Saxophone. Drei Sopranos loten ihre extremsten Höhen aus, schrill, fortissimo, nur ein Angriff auf das Trommelfell. Etwas geschmeidiger, wenngleich nicht ohne Agressivität, stellt sich Alvaro Carlevaros "Quiebros" für Saxophonquartet dar.

Martin Schrahn, Ruhr-Nachrichten 26/4/94


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"Ohne Thematische Bürde belastet, steuerte das französische Saxophonensemble Xasax einen spritzigen Kontrapunkt ein, der die anarchische Lust an schrägen Formen auf rein instrumentale Weise fortspinnt. Aus Argentinien stammt der bei Brian Ferneyhough

ausgebildete Komponist Bernardo-Maria Kuczer, dessen bereits 1981 entstandenes, doch erst in Witten uraufgeführtes Stück für vier Saxophone allerdings seine eigene jazz-rockige Vergangenheit erkennen ließ. "even… The loudest Sky" spielt mit verbeulten Klängen, die den Eindruck hinterlassen, als wäre man in einem musikalischen Spiegelkabinett. So stark gekrümmt und verzerrt sind die Linien, die der in Deutschland lebende Argentinier das Saxophonensemble Xasax bläsen läßt, das nach Herzenslust säuseln und wispern, schnarren und quäken darf. [musik]. Ein lautstark-schmissiger Einwurf des französichen Ensembles Xasax uraufgeführt bei den Wittener Tagen für neue Kammermusik 1994."

Reinhard Kager , Österreichischer Rundfunk 05/94

Festival de Witten (Allemagne), 1994

Brème, Allemagne, 1997

Festival de Witten (Allemagne), 1998


Grenzenlose Musik für Bläser : Abwechlungsreiche Serie in der Galerie Rabus und im Sendesaal.

Bremen (eb). In den Grenzbereichen von neuer Musik, Jazz und Improvisation gibt es inzwischen Erfrischendes zu hören. Vor allem auf Blasinstrumenten und Akkordeon läßt sich Abwechslungsreiches intonieren. Die Musikredaktion von Radio Bremen hat einige interessante Ensembles ausgesucht, die ab morgen in Bremen auftreten. Das

Saxophonquartett Xasax spielt um 20 Uhr im sendesaal Werke von Denis Levaillant, Ernest H. Papier, Barry Guy, John Cage und Dror Feiler. Das Ensemble besteht seit sechs Jahren und pflegt neben zeitgenössischer Literatur Stücke mit etwas härterem und jazzigen Einschlag.

Weser Kurier 5/5/97

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Musikalische Abenteuer ; Klangmixturen aus dem Saxophon


Die moderne Musik besitzt heute eine Stilvielfalt wie selten zuvor, und ein Zyklus wie "4X4" von Radio Bremen ermöglicht doch einen relevanten Einblick. Saxophon-ensembles spielen im Jazz schon länger eine Rolle, mittlerweile dringt diese Klangkombination auch in

die "ernste" Musik vor. Konsequent eröfnete denn auch das Saxophonquartett Xasax die Reihe. Die vier Musiker sind

exzellente Instrumentalisten, denen es um mehr geht als um technische Virtuosität. Auf dem Programm standen durchweg Werke, dir zwischen 1992 und 1996 komponiert worden sind. Erstaunlich wirkte der Variationsreichtum, mit dem die Musiker auf dem Saxophon das Zwischengebiet von reinem Ton, Geraüsch, Überblasen und Mehrklang gestalten. Bei "Anvil and Parachutes" von Dror Feiler gelang dies in einer Parforce-Leistung. Dieses Werk, eine Art Minimal Music, lebt von komplexen Polyrythmen. In schneller zuckender Weise bis zum Flimmern springen verschiedene Farben und Tonhöhen zwar durcheinander, gleichwohl erscheint die Struktur sehr kontrolliert. Der emotionale Gehalt dieser Komposition ist eine merkwürdige Verquickung von meditativer Versunkenheit und ekstatischer Extroversion.

John Cages Komposition "Four 5" bestach durch die subtile Tongestaltung : oszillierend zwischen rhytmisch markanten und kantablen Passagen, klarer Tongebung und vielfältigen

Geräuschabstufungen. "Axe à 4" von Ernst H. Papier hat eine gewisse Verwandtschaft mit werken von Willem de

Breuker, denn immer in dem Augenblick, wo die schönen Klänge einzulullen beginnen, geschieht etwas Unerwartetes, indem eine misikalische Wendung alles umbiegt oder sogar

ins Groteske zieht. "Mobile herbarium" von Barry Guy, die konventionellste Schöpfung des Konzertes, spielt mit Referenzen auf Klangmaterialen, die von Schönberg, Debussy, Strawinsky und anderen stammen, doch Barry Guy spielt nicht nur mit diesen Materialen, sondern relativiert sie in ironischer Distanz. Fazit : Spannende musikalische Abenteuer.

Michael Pitz-Grewenig ;

Bremer Nachrichten / Weser Kurier ; Freitag 9. Mai 1997

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